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Pour la reconversion de cette ancienne salle de danse en appartement pour jeune homme, on pense au courant de danse contemporaine, «musicalité intérieure», développé par Odile Duboc, où le mouvement du corps crée son propre rythme.
L’espace était tout en profondeur (8 x 23m) avec une unique baie vitrée sur son côté le plus étroit. Pour profiter de la lumière et de l’air, on ne pouvait pas cloisonner. Les fonctions techniques de l’appartement (salle de bain, toilettes, cellier, dressing) s’organisent alors dans des modules de bois dont la disposition définit les espaces de vie : salon, repas, bureau, chambre. Les modules de bois viennent ponctuer la profondeur de l’espace. Ils ne touchent pas le plafond et viennent effleurer les murs. Dans cette configuration spatiale, rechercher la clarté était vain. Le choix fut de travailler sur les effets de lumière et de reflet. Les modules sont construits avec un contreplaqué de résineux bon marché, mais sur lequel on a appliqué une seule couche de peinture acrylique brillante. Sur les veinages, la peinture a conservé son éclat, alors que les parties tendres du bois ont bu la couleur et sont restées mates. Le soleil glisse le long des formes douces et arrondies de ces meubles habités, faisant briller les nervures du bois déclinées en couleur sombre
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